daniel arasse la guillotine et l imaginaire de la terreur
LaGuillotine et l'imaginaire de la Terreur Pourquoi la guillotine est-elle abominable ? Et de quoi au juste a-t-on horreur ? Pour répondre, Daniel Arasse interroge cette peur à sa source, au moment où, à peine née, la machine est plantée au cœur d’une exploitation spectaculaire de ses pouvoirs d’épouvante : la Terreur. Les Lire la suite
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Cedossier a d’abord été publié dans Raison publique, n°16, printemps 2012. Les imaginaires de la Terreur : la référence implicite au titre du livre de Daniel Arasse ( La Guillotine ou l’imaginaire de la Terreur) indique à la fois l’esprit dans lequel s’inscrit ce dossier et les élargissements qu’il voudrait inviter à opérer.
Arasse extrait de La Guillotine et l'imaginaire de la Terreur Grille de lecture possible §1-2 : Introduction. En séparant la tête du corps, la guillotine réalisait le programme politique et symbolique des jacobins mais inventait aussi un nouveau type de portrait (§1-2). §3-10 : Le nouveau genre du « portrait de guillotiné »
Site De Rencontre En Ligne Gratuit Et Sans Inscription. Dans ce documentaire, l'historien Daniel Arasse, auteur en 1988 de La guillotine et l'imaginaire de la Terreur Flammarion, revenait sur la "méchante histoire" de la guillotine, dont la première victime, le 25 avril 1792, fut le tire-laine Nicolas Jacques Pelletier, condamné pour coups et vol. Mais ce sont surtout les étonnantes inspirations humanistes derrière cette invention de mort, qu'évoquait l' de mort instantané et égalitaire, inspirée de la culture anglo-saxonne la guillotine, invention des Lumières ?Dans l'Ancien Régime, les exécutions publiques, conçues comme un spectacle, un moment d'expiation collective, étaient l'occasion d'affreuses tortures. C'était, par exemple, selon les profils de condamnés, la pendaison, le bûcher, l'écartèlement, le supplice de la roue, ou encore la décapitation à l'épée ou à la hache, privilège de la noblesse.
Pourquoi la guillotine est-elle abominable ? Et de quoi au juste a-t-on horreur ? Pour répondre, Daniel Arasse interroge cette peur à sa source, au... Lire la suite 14,70 € Neuf Poche Expédié sous 3 à 6 jours 11,00 € Grand format Actuellement indisponible 14,70 € Actuellement indisponible Pourquoi la guillotine est-elle abominable ? Et de quoi au juste a-t-on horreur ? Pour répondre, Daniel Arasse interroge cette peur à sa source, au moment où, à peine née, la machine est plantée au coeur d'une exploitation spectaculaire de ses pouvoirs d'épouvante la Terreur. Les surprises se multiplient au fur et à mesure de l'enquête Guillotin n'est pas pour grand-chose dans l'invention de la guillotine ; à l'exception de la France, l'Europe l'utilisait, presque identique, bien avant la Révolution ; la tête coupée semble vivre encore, défiant véritablement la médecine... Machine politique, la guillotine fonde la démocratie " Tout condamné à mort aura la tête tranchée. " De la médecine à la politique et à la métaphysique, la machine à décapiter se révèle à la fois un " objet de civilisation " et une image de la Révolution dans sa phase la plus radicale, en exhibant aux yeux du peuple, dans un fascinant théâtre macabre, l'égalitarisme le plus absolu. Ce livre ne cherche pas à réhabiliter la guillotine jacobine, il s'agit plutôt de briser le silence qui entoure l'emploi révolutionnaire de cette " simple mécanique " à " faire voler les têtes ", pour mettre au jour, dans leur origine conjointe, la répulsion qu'inspire la machine et la réputation qu'elle s'est gagnée son abject prestige. Date de parution 01/12/1987 Editeur Collection ISBN 2-08-211530-5 EAN 9782082115308 Format Grand Format Présentation Broché Nb. de pages 224 pages Poids Kg Dimensions 13,5 cm × 22,0 cm × 1,5 cm Pourquoi la guillotine est-elle abominable ? Et de quoi au juste a-t-on horreur ? Pour répondre, Daniel Arasse interroge cette peur à sa source, au moment où, à peine née, la machine est plantée au coeur d'une exploitation spectaculaire de ses pouvoirs d'épouvante la Terreur. Les surprises se multiplient au fur et à mesure de l'enquête Guillotin n'est pas pour grand-chose dans l'invention de la guillotine ; à l'exception de la France, l'Europe l'utilisait, presque identique, bien avant la Révolution ; la tête coupée semble vivre encore, défiant véritablement la médecine... Machine politique, la guillotine fonde la démocratie "Tout condamné à mort aura la tête tranchée". De la médecine à la politique et à la métaphysique, la machine à décapiter se révèle à la fois un "objet de civilisation" et une image de la Révolution dans sa phase la plus radicale, en exhibant aux yeux du peuple, dans un fascinant théâtre macabre, l'égalitarisme le plus absolu. Ce livre ne cherche pas à réhabiliter la guillotine jacobine, il s'agit plutôt de briser le silence qui entoure l'emploi révolutionnaire de cette "simple mécanique" à "faire voler les têtes" , pour mettre au jour, dans leur origine conjointe, la répulsion qu'inspire la machine et la réputation qu'elle s'est gagnée son abject prestige.
Quelle pertinence conserve aujourd’hui la notion de terreur? Ce dossier, dirigé par Frédérique Leichter-Flack et Philippe Zard, mène l’enquête en examinant, dans une perspective pluridisciplinaire, les ruptures, infléchissements et évolutions observables depuis la Révolution française jusqu’à nos jours. Ce dossier a d’abord été publié dans Raison publique, n°16, printemps 2012. Les imaginaires de la Terreur la référence implicite au titre du livre de Daniel Arasse La Guillotine ou l’imaginaire de la Terreur indique à la fois l’esprit dans lequel s’inscrit ce dossier et les élargissements qu’il voudrait inviter à opérer. L’un des enjeux est précisément d’examiner la pertinence d’une catégorie qui fait parfois débat, en ce qu’elle fait fond à la fois sur un dispositif juridico-politique coercition, violence de masse et une phénoménologie des émotions collectives la peur, l’effroi, en ce qu’elle fut tantôt le nom d’un mode d’exercice du pouvoir revendiqué par ses exécutants la Terreur à l’ordre du jour », tantôt la caractérisation infamante au regard des normes démocratiques de régimes tyranniques Terreur stalinienne, nazie, khmère, tantôt encore la qualification polémique d’actions violentes destinées à déstabiliser les pouvoirs en place Terreur » au sens de terrorisme ». Quoi de commun à ces différents usages ? Quel continuum sémantique et politique ? Mais aussi quels infléchissements, évolutions, ruptures, variantes culturelles, politiques, esthétiques se laissent percevoir entre ces différents âges ou avatars de la Terreur ? Quelle généalogie peut-on retracer entre les différents phénomènes et les différents moments auxquels le discours critique associe le terme de Terreur ? La Terreur dont il est question ici inclut donc le moment jacobin mais ne s’y limite pas, et la réflexion s’étendra d’emblée à la Terreur soviétique, sans préjudice d’autres extensions historiques – en amont ou en aval. En tant qu’elle met en jeu à la fois une histoire et des images, les faits et leurs interprétations, la Terreur implique une approche résolument pluridisciplinaire au croisement de l’histoire, des sciences politiques, de la littérature et de l’art – et un comparatisme maîtrisé. Plusieurs pistes de réflexion peuvent ainsi être dégagées. La première consiste à interroger la Terreur » telle que la conceptualisent les sciences politiques, à l’épreuve des traces qu’en offre la littérature. Peut-on parler d’une culture de la Terreur » comme on parle d’une culture de guerre » ? La Terreur peut-elle valoir comme clé d’interprétation historique et psychologique du totalitarisme ? Que nous dit-elle sur la question du rapport à la loi, au pouvoir, sur la question de l’obéissance et du consentement ? Quel éclairage peut apporter la littérature de témoignage et de fiction aux sciences politiques et à l’histoire ? Qu’en est-il du rapport entre la culture entendue comme la sphère de l’esprit, de la littérature et des arts et la Terreur que veut, que vaut et que peut-elle dans la Terreur ? Et quel rôle spécifique tiennent l’art et la littérature dans la constitution d’une mémoire ou des représentations de la Terreur ? La deuxième orientation de ce questionnement sollicite l’analyse comparée des rhétoriques et des idéologies de la Terreur la question du salut public », le registre du sacré voire de l’eschatologie, les métaphores organicistes le rêve d’unité ou médicales la chirurgie sociale, la purification, le nettoyage, le recours aux mythes fondateurs, le rapport à la science, la question de la vertu » et du sublime », tout cela se retrouve d’une Terreur à l’autre. À l’arrière-plan de cette analyse figure la question des fins politiques et morales de la Terreur, violence exercée au nom d’une idée du Bien absolu. Comment dès lors faire la part entre les études historiques et les réélaborations littéraires ou artistiques – et, au sein même de ces dernières, distinguer entre la signification collective des œuvres leur exemplarité et les voies inédites altérations, paradoxes, provocations frayées par les œuvres singulières ? La troisième orientation concerne les narratifs » de la Terreur. On connaît l’importance des jeux de miroir d’une Terreur à l’autre, mais sont-ils repérables sur le moment et en contexte ou n’apparaissent-ils qu’au moyen d’une étude rétrospective et à distance des épisodes vécus ? Comment le précédent de la Terreur jacobine a-t-il ainsi été réinvesti téléologiquement dans les récits de la Terreur stalinienne ? Les différentes formes de mises en scène » et de mises en récit » des épisodes de Terreur insistent sur des emblèmes ou motifs clés – guillotine, tribunal, motifs de l’innocence persécutée, disparitions » et camps – qui demandent à être analysés dans leur axiologie explicite ou implicite orientation militante, apologétique ou dénonciatrice et leur intention de signification repérable ou non. La question du point de vue adopté comment et d’où raconter la Terreur ? soulève la question essentielle du témoignage et de ses enjeux génériques, mais aussi celle des rapports entre fiction et histoire… Une part importante de la réflexion portera évidemment sur la spécificité du travail littéraire mais aussi dramatique et cinématographique de représentation de la Terreur, à travers des modalités figuratives insistantes – travail sur la temporalité et la [dé]contextualisation, recours au carnavalesque, au mélodrame – ou des personnages clés Marat, Robespierre, Staline ou Trotski. Comment la littérature et le cinéma s’invitent-ils dans ce débat politique et historique ? Les articles présentés ici reprennent les interventions proposées lors de la journée d’étude organisée à l’Université de Paris ouest Nanterre le 8 avril 2011. Ils ouvrent une première série de pistes de réflexion, qu’il faudrait prolonger dans la perspective de l’effort de comparatisme transdisciplinaire ici nécessaire. Comment mesurer, se demande Luba Jurgenson, l’impact des pratiques politiques de Terreur, non seulement sur le corps social qui en est la cible collective, mais sur les consciences singulières des individus qui le composent et sentent confusément que tôt ou tard, ils peuvent se retrouver à leur tour du côté des victimes ? C’est en s’interrogeant sur la visibilité des mécanismes de répression dans le contexte de la grande Terreur soviétique que Luba Jurgenson en vient à enquêter sur les outils de mesure des perceptions individuelles de la Terreur. Le journal tenu par un garde de camp de travail dans les années 1935-1936 lui offre un terrain d’enquête idéal pour cerner la mise en œuvre de dispositifs narratifs hétérogènes prenant en charge, dans leur facture esthétique même, les incohérences idéologiques et les apories psychologiques éprouvées par un sujet qui, confronté à la terreur dans son quotidien, ne sait plus où est sa place dans la guerre de déplacement perpétuel entre le nous » du peuple et le ils » ennemi. Que fait-on de la Terreur quand on l’a traversée, peut-on même en dire quoi que ce soit pour l’avoir éprouvée ? Toujours dans le contexte soviétique, Annie Epelboin aborde la question en traquant la manière dont la mémoire individuelle et familiale, les mémoires enchevêtrées des différents moments de Terreur, ont été recouvertes par les commémorations officielles réécrivant le passé. Y a-t-il dans cette expérience quelque chose qui peut se transmettre, se mettre en récit autrement que dans une mémoire terrifiée qui, loin de clarifier l’expérience extrême vécue ou de réparer les blessures du corps social malmené, ne peut que contaminer les générations ultérieures ? Cette mémoire terrifiée, cette transmission empêchée, sont peut-être, suggère Annie Epelboin, à la source même de la confusion des valeurs que le diagnostic de la société russe actuelle évoque. Catherine Coquio déplace le questionnement en attirant l’attention sur ce pan encore mal connu de la réflexion sur le témoignage au XXe siècle qu’est la littérature sur le génocide arménien. Elle propose ainsi de recourir à la notion de Terreur pour décrire, non un phénomène de coercition politique, mais ce sentiment mêlant effroi et sidération, qu’ont éprouvé deux écrivains arméniens récemment traduits en français, Zabel Essayan et Hagop Oshagan, au moment où ils tentaient de rendre compte, avec les moyens de la littérature, de la destruction génocidaire ou de ses prémisses. A distance ou dans l’ombre immédiate des massacres précurseurs, comment témoigner de cet illimité, de cet insensé, qu’est l’intention de destruction génocidaire ? Comment mobiliser l’imagination au sujet de la Terreur sans y succomber ? Enfin, toute mise en scène d’un épisode de Terreur par les moyens de la littérature ou du cinéma, engage une portée idéologique et politique. La première Terreur, celle de 1793, entraîne dans son sillage toute une série de représentations dont nous sommes les héritiers. Gérard Gengembre propose ainsi un aperçu suggestif du roman contre-révolutionnaire », depuis la floraison des romans vendéens » jusqu’à Anatole France. La position devant la Terreur traverse les familles politiques réactionnaire ou progressiste, monarchiste ou républicain, le roman de la Terreur oscille entre la fascination pour le tragique révolutionnaire et l’analyse des mécanismes de l’enthousiasme terroriste. L’empan est suffisamment large pour faire soupçonner bien plus qu’une réflexion sur les techniques de gouvernement toute narration de la Terreur est une plongée dans les entrailles de la République, raison et sentiment mêlés, et devient mise en question de ses fondements idéologiques, de sa matière émotionnelle et de ses visées politiques, comme le montre à l’évidence l’étude d’Antoine de Baecque sur les représentations de Robespierre – assurément la figure la plus clivante » de la culture politique française. Antoine de Baecque commence par souligner l’existence, au théâtre, d’une tradition apologétique, voire hagiographique – qui fait de l’Incorruptible » le martyr fondateur de la République –, avant de s’arrêter sur les représentations cinématographiques du personnage – plus influencées, à quelques notables exceptions près, par sa légende noire Griffith, Gance, Mann…. L’étude permet d’entrevoir quelques constantes. La première tient au travail de stylisation – c’est-à-dire de simplification – qu’opèrent la plupart des œuvres, en escamotant le plus souvent la complexité de l’histoire privilégiant le Robespierre doctrinaire plutôt que l’homme d’État pragmatique ou encore le recours à l’antithèse Danton/Robespierre, avec ses allures de théomachie. L’étude des représentations filmiques fait émerger la question du corps et donc de la figurabilité de la Terreur. Il est d’ailleurs singulier que les deux principales incarnations de la Terreur soient des corps problématiques le non-corps de Robespierre et le corps souffrant de Marat – par opposition au corps hypervirilisé de Danton. Il y va ici de l’interprétation du sublime » de la Terreur, selon que celle-ci est vue comme la soumission ascétique à l’ordre de l’esprit ou, à l’inverse, comme une pathologie politique qu’emblématiserait le corps supplicié de Robespierre. Sommaire– La grande Terreur vue au travers d’un journal intime », par Luba Jurgenson– Mémoire de la terreur, mémoire terrorisée », par Annie Epelboin– La terreur d’imaginer Zabel Essayan, Hagop Oshagan », par Catherine Coquio– Le roman contre-révolutionnaire de Balzac à Anatole France quelques remarques sur la mise en fiction de la Terreur », par Gérard Gengembre– Robespierre au cinéma », par Antoine de Baecque A propos de... Frédérique Leichter-Flack Frédérique Leichter-Flack est ancienne élève de l’ENS Ulm, agrégée de lettres modernes, docteure en littérature comparée, Professeure des Universités en Littérature à SciencesPo Centre d'Histoire de SciencesPo. A propos de... Philippe Zard Ancien élève de l’ENS de Saint-Cloud, Philippe Zard est agrégé de lettres modernes, docteur en littérature comparée, professeur de littérature comparée à l’université Paris ouest Nanterre la Défense Centre de recherches littérature et poétique comparées ».
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Publié le samedi 9 septembre 2017 à 17h46 Le 10 septembre 1977, Hamida Djandoubi, 28 ans, est exécuté par guillotine à Marseille. Imaginée en 1789 par le docteur Guillotin, fabriquée trois ans plus tard par un facteur de pianos, la guillotine réussit ce paradoxe d'avoir été inspirée par des idées héritées des Lumières. 10 septembre 1977 le Tunisien Hamida Djandoubi, 28 ans, est exécuté par guillotine à la prison des Baumettes, à Marseille. Condamné pour viol et assassinat, il est le dernier condamné à mort en France. Imaginé par le docteur Guillotin en 1789, l'instrument de mort réussit ce paradoxe d'être "une perfection dans l'art de la mort tout en condensant des idées de civilisation, de modernité et d'humanité", ainsi que le formulait la documentariste Anice Clément. C'était en octobre 1997, dans une émission de France Culture Lieux de mémoire consacrée à la guillotine. La guillotine_Lieux de mémoire, 13 novembre 1997 58 min France Culture Durée 1h Dans ce documentaire, l'historien Daniel Arasse, auteur en 1988 de La guillotine et l'imaginaire de la Terreur Flammarion, revenait sur la "méchante histoire" de la guillotine, dont la première victime, le 25 avril 1792, fut le tire-laine Nicolas Jacques Pelletier, condamné pour coups et vol. Mais ce sont surtout les étonnantes inspirations humanistes derrière cette invention de mort, qu'évoquait l'historien. Instrument de mort instantané et égalitaire, inspirée de la culture anglo-saxonne la guillotine, invention des Lumières ?Dans l'Ancien Régime, les exécutions publiques, conçues comme un spectacle, un moment d'expiation collective, étaient l'occasion d'affreuses tortures. C'était, par exemple, selon les profils de condamnés, la pendaison, le bûcher, l'écartèlement, le supplice de la roue, ou encore la décapitation à l'épée ou à la hache, privilège de la noblesse. Les deux phases du supplice bris des membres suivi de l'agonie sur la roue Aussi, "quand en décembre 1789, le bon docteur Guilllotin propose à l'Assemblée une machine à couper des têtes, une simple mécanique pour décapiter les condamnés à mort, il pouvait penser qu'il faisait œuvre humanitaire, œuvre de médecin éclairé, de médecin du siècle des Lumières, expliquait Daniel Arasse, ajoutant "Contre le supplice de la roue, la guillotine, elle, propose une mort instantanée." La proposition du docteur Guillotin est aussi novatrice par sa dimension égalitaire "Quel que soit le rang du coupable, qu'il soit noble ou roturier, il aura la tête tranchée par la mécanique, et ce simple choix était une décision politique significative à l'époque, car il faut se rappeler que la décapitation était réservée à la noblesse." En proposant la guillotine pour tout le monde, Guillotin était effectivement un médecin des Lumières, un médecin en tout cas philosophique, car comme on l'a très vite dit après, il proposait, et je cite de mémoire, "de faire monter la roture à la noblesse du billot, plutôt que de faire descendre la noblesse à la honte du gibet". Daniel Arasse Enfin, n'oublions pas que l'Angleterre et sa Royal Society ont joué un rôle important dans la propagation des Lumières. Or, la guillotine a été directement inspirée de la "scottish maiden", "la jeune fille écossaise", machine à décapiter bien connue en Europe, et aujourd'hui toujours conservée au Musée d'Edimbourg "En fait, Guillotin se contentait de proposer l'introduction en France d'un modèle qui dans la conscience des Français, était à cette époque-là anglais." Exemple d'une "maiden" écossaise. Finalement fabriquée par un facteur de piano Exécution de neuf jeunes immigrants condamnés à mort par l'assemblée révolutionnaire en 1792 Comble de l'histoire ? La guillotine ne sera finalement pas fabriquée par le docteur Guillotin. Car le discours que celui-ci tient à l'Assemblée en décembre 1789, maladroit, trop exalté, le discrédite "On parle d'un effet de rhétorique trop fort, il aurait exalté l'utilisation de sa machine, suggéré que quand le couteau tombait, on n'avait pas l'impression d'avoir la tête tranchée, qu'on ne sentait qu'une simple fraîcheur etc.", détaille Daniel Arasse. On ne sait pas ce qu'il a dit, mais une chose est certaine, l'Assemblée a éclaté de rire à sa proposition ; c'était évidemment un mauvais début, un début en tout cas inattendu quand on pense à ce qui allait se passer seulement quelques années plus tard. Daniel Arasse Portrait de Joseph-Ignace Guillotin, Résultat avant même que la machine soit fabriquée, et suite au succès comique de Guillotin, le mot "guillotine" voit le jour grâce aux chansonniers "'Guillotin-machine', c'est magnifique, à la rime, de dire 'guillotine'. Et dès 1789, on parle de guillotine dans les chansons", explique Daniel Arasse. Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt. Puis la proposition de Guillotin tombe dans l'oubli. Mais en 1791, contre l'avis de Robespierre, partisan de l'abolition, la peine de mort est maintenue. Et il est décidé que tout condamné aura la tête tranchée "À partir de ce moment, un seul bourreau et une épée ne suffisent pas, fabriquer des épées de bourreau coûte très cher...", raconte Daniel Arasse. Alors, la proposition de Guillotin refait surface dans les mémoires, et il est sollicité. Mais, ulcéré par le fait que la machine ait d'ores et déjà été baptisée "guillotine", le médecin refuse, et ne cessera de regretter son invention, "tache involontaire de [s]a vie". C'est alors son confrère, Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie, qui reprend son idée et la concrétise, améliorant même le dispositif en imaginant un couteau oblique. C'est en 1792 que la machine est fabriquée, par un facteur de pianos allemand, Tobias Schmidt. Après avoir été expérimentée sur des moutons et des cadavres, elle fonctionne pour la première fois en place de Grève sur un criminel qui avait volé un portefeuille bourré d'assignats en distribuant au passage quelques coups de couteau Nicolas Jacques Pelletier. Vous trouvez cet article intéressant ? Faites-le savoir et partagez-le.
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