je suis un vent ou une marque de tendresse
Témoignaged’affection, de tendresse ou de sensualité que l’on donne à quelqu’un, en geste ou en paroles. On le dit également des animaux. Se dit aussi des choses. Témoignage par paroles d’une affection plus ou moins sincère. ''Première personne du
Lancementà Québec- Album TRACES Avec sa plume désarmante et émouvante, Claude Vallières laisse toute la place à l’humain dans un style folk et country-folk. Venez apprécier l’homme au cœur tendre à son lancement-spectacle à Québec Le mercredi 4 mai – 5 à 7 au Studio P, 280 rue Saint-Joseph Est, Québec Entrée gratuite Dans
Sil'amour était de l'eau, je serais la goûte Qui ruisselle sur ton corps, dessinant une oeuvre d'art à même ta peau. Si l'amour était le feu, je serais la flamme Qui tendrement te garderait au chaud. Si l'amour était la terre, je serais un sol fertile riche d'or et de diamants. Mais je ne suis pas le vent, non je ne suis pas non plus le feu,
Présentationde la marque La Tendresse d'une Tigresse Déposée le 3 juin 2011 par lavabre héloïse et la Société à Responsabilité Limité (SARL) les yves auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (I.N.P.I. PARIS), la marque française « La Tendresse d'une Tigresse » a été publiée au Bulletin Officiel de la Propriété Industrielle (BOPI) sous le numéro 2011
Jepense que je lui ai juste apporté un peu plus de tendresse et de romantisme après avoir vu le chara design que Federica avait fait. Je voulais que ce soit une femme qui, quand elle arrive dans une pièce, fait que tout s’arrête. Je la voyais extrêmement
Site De Rencontre En Ligne Gratuit Et Sans Inscription. Citation tendresse Sélection de 174 citations sur le sujet tendresse - Trouvez une citation, une phrase, un dicton ou un proverbe tendresse issus de livres, discours ou entretiens. Page 1 sur un total de 9 pages. <12345 Citations tendresseLes deux sœurs se jalousent,voyez-vous ? c'est encore une preuve de leur tendresse. Le pere goriot - Honoré de BalzacLa tendresse prend naissance à l'instant où nous sommes rejetés sur le seuil de l'âge adulte et où nous nous rendons avec angoisse des avantages de l'enfance que nous ne comprenions pas quand nous étions enfants. L'art du roman - Milan KunderaSon type de beauté manquait d'une certaine grâce mais elle était d'une sensibilité rare, capable d'apprécier les choses de la vie, pleine d'une secrète tendresse. Cent ans de solitude - Gabriel García MárquezLe monde est beau, non pas malgré ses peines, mais avec elles. Il ne pourrait y avoir de joie s'il n'y avait de douleur, de tendresse s'il n'y avait de solitude. C'est ainsi. Et c'est bien ainsi. La reine alice - Lydia FlemDes années sans affection ni tendresse, ça ne se rattrape pas. On n'a plus le mode d'emploi pour s'aimer. Encore une danse - Katherine PancolAh ! mon fils ! que la tendresse d'un père est aisément rappelée, et que les offenses d'un fils s'évanouissent vite au moindre mot de repentir ! Oeuvres, avec un commentaire, un un discours preliminaire et une vie de moliere édition 1819 - MolièreComment naît la tendresse ? Pendant la grossesse ? Avant l'accouchement ? Est-ce-que la vue de l'enfant la déclenche ? Y a-t-il une évidence de l'amour maternel ou est-ce une invention patiente, une volonté ? Kinderzimmer - Valentine GobyElle tenait mon cœur dans sa main, parce qu'elle avait la volonté de s'en emparer, de le briser et de le jeter au vent, et non parce qu'elle avait pour moi la moindre tendresse. Voilà ce que je sentais. De grandes espérances - Charles DickensPour renaître et connaître en Esprit, j'ai laissé la tendresse du Père me parler différentiale dans le Sang ressuscitant et ressuscité du Fils. Et voici que dans le Nom Trinitaire la symphonie que j'engrave se donne en demeure à l'Éclair Eucharistique. Le chant du veilleur - poeme symphonique - Maxence CaronParce que dans le mot humain il y a le pire, c'est sûr, mais il y a aussi la tendresse, la compassion, le don, la générosité, le... Les ecureuils de central park sont tristes le lundi - Katherine PancolJ'aime les chiens d'une très vieille et très fidèle tendresse. Je les aime parce qu'ils pardonnent toujours. La Chute - Albert CamusLe Baron Simon-Jacques Le Perthuis des Vauds était un gentillhomme de l'autre siècle, maniaque et bon. Disciple de Rousseau, il avait des tendresses d'amant pour la nature, les champs, les bois, les bêtes. Une vie - Guy de Maupassant Sa femme devient plus tendre que jamais, non pas de la tendresse d'une femme paisiblement installée dans son bonheur, mais de la tendresse désespérée, démente de celle qui sera bientôt chassée du paradis et qui le sait. Terre des oublis - Duong Thu HuongLes amis d'un mauvais caractère ressemblent aux chiens qui salissent le plus ceux à qui ils veulent marquer le plus de tendresse. Pensées détachées, morales et divertissantes in le conte du tonneau ii - Jonathan SwiftSes traits ont changé, mais ses yeux débordent d'une tendresse qui ne vieillit pas. Le voleur d'ombres - Marc LevyMe voilà donc ici, sans plaisir pour moi, sans plaisir pour vous, je le sais nul n'éprouve de tendresse pour un porteur de mauvaises nouvelles. Antigone - SophoclePersonne hélas ne pense à m'aimer, et je suis si malade, si hantée de tendresse, que j'arrive à redouter le moindre geste amical, de crainte de m'y perdre et d'y laisser tomber mon âme et ma fierté. Journal 1918-1919 - Mireille HavetFedor Dostoïevski a décrit avec une insurpassable tendresse des êtres abandonnés de Dieu. Il a découvert la valeur de l'existence humaine, dans ce paradoxe cruel qui veut que les hommes qui ont inventé Dieu soient abandonnés par Lui. Apres le tremblement de terre - Haruki MurakamiOn peut dire la couleur des yeux gris nuancés de bleu pâle. Cependant on ne rend pas avec des mots la tendresse d'un regard. Or, j'avais faim de cette tendresse. Il me semble que ce que nous faisons de plus sérieux sur cette terre, c'est d'aimer, le reste ne compte guère. Partir avant le jour - Julien GreenNous avons justement autant de religion qu'il nous en faut pour nous haïr les uns les autres nous n'en avons pas assez pour nous porter à la tendresse mutuelle. Pensées détachées, morales et divertissantes in le conte du tonneau ii - Jonathan SwiftPage 1 sur un total de 9 pages. <12345 - Tabac - Tact - Taire - Talent - Tao - Tasse - Technique - Téléphone - Téléphoner - Television - Temeraire - Temps - Tendresse - Tendre - Tension - Tentation - Terre - Terrorisme - Theatre - Theme - Theologien - Therapie - Timidite - Tissus - Titanic - Toilette - Tolerance - Tombe - Torture - Torturer - Toucher - Tourisme - Touriste - Tradition - Traduction - Trahison - Trahir - Train - Traite - Transcendance - Transparence - Transport - Travail - Travailler - Trésor - Tricher - Triste - Tristesse - Tromper - Trouver - Tuer - Tutoyer - Tyrannie Etendez votre recherche Citation tendresse Phrases sur tendresse Poèmes tendresse Proverbes tendresse
Vous 'donner à recevoir' quelques lignes de ma lecture présente Recevoir. Me rendre capable de recevoir, prendre conscience que je suis une capacité, un espace pour l'autre. Et pour être une capacité, cesser de vouloir me remplir. Je ne peux pas recevoir dans l'abondance, je ne peux recevoir que dans l'abandon Cette méditation qui se développe dans le silence et dans l'écoute nous conduit à l'essentiel nous ne vivons pas de nos forces propres, nous avonçons sur le chemin parce que nous sommes avancés Plutôt que de croire à notre puissance, il s'agit de faire confiance à notre fragilité. C'est par elle, en elle et avec elle que nous pouvons recevoir la vie qui nous offre de marcher - sur le chemin de la vie. Franck Andriat Reçois et marche
Je peux m’émouvoir très facilement devant un film. Je peux pleurer comme une madeleine lorsque l’histoire touche mon coeur sensible. Voilà mon côté tendre, fleur bleue De la tendresse c’est-à-dire le toucher, je pense ne jamais avoir connu ça dans mon enfance. Nous n’avons jamais montré nos sentiments dans notre famille, même si je sais que mes parents m’aiment beaucoup. Des bises, oui, des câlins, je ne m’en souviens pas. J’étais une petite fille assez jalouse. Jalouse lorsque mon père montrait de la tendresse ou de la douceur envers les autres enfants, alors qu’à moi, il ne la montrait. Jalouse lorsque ma grand-mère faisait des différences entre ses petites filles. Différences que je ne comprenais pas. Je n’ai pas essayé de reproduire le même schéma avec ma fille. Je l’ai embrassée, câlinée du moins je le pense, peut-être qu’elle ne l’a pas ressenti de cette façon mais elle a plutôt ressenti aussi, je le pense, une intransigeance mais maintenant qu’elle est beaucoup plus grande, c’est difficile qu’elle accepte le câlin. Sauf lorsqu’elle a un coup dur, c’est direction le lit, dans mes bras, ma main massant ses cheveux mais c’est rare. Je ne lui ai jamais montré mes peurs afin qu’elle avance. J’ai toutefois beaucoup expliqué mes décisions et cela je ne le regrette pas. Pour elle, c’est tendresse, amour, réconfort et bien plus. Je me soigne pour ne pas la bouffer ». Par contre, j’adore tout ce qui est peluche. Je comble ce manque en achetant des peluches à ma fille. D’ailleurs, elle, même à près de 15 ans, elle adore et elle-même continue à en acheter. Le lit est une véritable ménagerie. Donc, je peux paraître dure mais conserver un coeur tout plein de douceur, de tendresse, d’amour et de réconfort. Parce que ce qui me fait avant tout fondre de douceur et de tendresse est une parole de Mademoiselle ou de mon homme mais aussi un cadeau. C’est pour cela que le concours de Nath m’a énormément interpellé. Gagner un ours. J’adore. D’ailleurs, mon choix se porte pour le gros ours rouge au poil abondant. J’en suis tombée amoureuse lorsque je l’ai vu. Les autres sont très beaux aussi mais mon coeur va vers celui. Il a besoin de tendresse, d’amour et de réconfort. J’espère le gagner car il va aller où ce bel ours. Dans le lit de Mademoiselle. Navigation des articles
Je me suis rendu compte que, finalement, je connaissais peu Bïa. Même s’il m’est arrivé de faire du micro avec elle à quelques occasions. Je savais, comme un peu tout le monde, qu’elle était brésilienne de naissance, qu’elle avait navigué pendant quelques années, qu’à une certaine époque, guidée par l’amour, elle avait vogué de port en port pour enfin accoster au cet album qu’elle nous offre, , on sait dès la première écoute qu’il est d’elle. On sent ses racines. Beaucoup. Partout. C’est vrai, admet-elle. C’est entre les racines et les ailes. Les racines, c’est Rio, et les ailes, Montréal. Deux pôles très forts. » Elle s’est donné la liberté de créer, mais aussi d’interpréter pour fuir, en partie, la solitude de l’auteur-compositeur. J’étais tannée de parler de moi, j’avais aussi envie de parler des autres. »Liberté. Le mot revient souvent dans le discours de Bïa. Comme les cailloux du Petit Poucet, il lui permet de retrouver sa route, de ne pas s’égarer. On sent sa quête. Elle voulait que soit plus que de la musique, qu’il soit aussi un objet porté par les mots du avait en tête la mer, une image, des couleurs, du rouge et du vert. Elle a ainsi renoué avec une partie de sa vie, toutes ces années où elle est partie en bateau, mais sans nostalgie. J’ai fait un gros rejet de cette époque pendant des années. Et maintenant, je ne pense plus qu’à ses côtés magiques. J’ai vécu près de huit ans sur ce bateau, dont cinq à naviguer. C’était aussi lié à une histoire d’amour. » — BïaQuand l’histoire d’amour a fait naufrage, le bateau lui-même est devenu pour Bïa le symbole d’une prison. L’excessive liberté s’est transformée en détention. Elle s’est donc évadée. Sa musique l’a elle s’est réconciliée avec tout ça ; ses souvenirs ont changé de teintes et elle réalise le privilège qu’elle a eu. Mais je regarde ça avec tendresse, pas avec nostalgie. Je suis trop satisfaite de ma vie actuelle, celle que je me suis construite moi-même. Le bateau, c’était la vie de quelqu’un d’autre dans laquelle je m’étais embarquée. Assumer le mot “naviguer” à nouveau, c’est une façon pour moi de faire la paix. Le bateau, c’était sa passion. Ma passion à moi, c’était lui, mon mari. Je ne partageais pas sa vocation. Je voulais une vie sociale, quelque chose qui me ressemble, faire de la musique. »Il y avait de toute évidence incompatibilité. Bïa a emprunté sa propre voie. Lui, à bord du , a continué sa route, longé les côtes de l’Afrique et rencontré la mort qui, implacable, avait pris les traits du paludisme. n’est pas pour autant autobiographique. C’est plus impressionniste qu’autobiographique. Je ne raconte pas ma souffrance. Comme le chantait Barbara, je n’ai pas la vertu des femmes de marin, mais je voulais donner l’image d’une femme de marin qui associe la ligne d’horizon qui se brise à son amour déçu. » C’est le premier hiver qu’elle passe au complet au Québec. Elle l’a choisi. Cependant, elle se sent maintenant assez québécoise pour se permettre de râler. Elle n’a pas nécessairement envie de retourner vivre au Brésil. Ce qui ne veut pas dire que je n’y retournerai pas. »Il faut dire que sa vie n’a été que voyage, déplacement, exil, 3 ans, la laissant aux bons soins de sa grand-mère, son père avocat et sa mère urbaniste, des intellectuels de gauche, ont fui la dictature. J’étais petite, mais j’étais consciente parce que, chez nous, tout passait par la parole et par la musique. Ils auraient pu ne pas se mêler de politique ni d’enjeux sociaux et syndicaux. Or, ils ont fait des choix. Mon père a été emprisonné, torturé. Il militait et il assumait son statut. Le monde, pour mes parents, avait un sens, celui de la justice et de la justesse. »L’exil les a menés au Chili, où la petite Bïa les a rejoints. Et il y a eu le coup d’État, qui a précipité leur départ vers le Portugal, où ils sont restés quelques années. C’est pour cela que j’éprouve une telle tendresse pour le Portugal. D’ailleurs, je vais y aller bientôt avec Carlos, mon fils de 9 ans, pour lui montrer où j’habitais, où je suis allée à l’école un voyage-pèlerinage, quoi ! »Après, il y a eu l’amnistie, le retour au Brésil, des études universitaires en journalisme et l’année sabbatique qui, en quelque sorte, a changé sa vie. Avec sac à dos et guitare, j’ai voyagé en Europe. J’ai goûté à la liberté, au rejet de la société bourgeoise. Je crois que j’avais la nostalgie de l’époque hippie que je n’avais pas connue. » — BïaC’est au cours de cette épopée qu’elle a rencontré son marin grâce à Pierre Barouh et découvert au sextant et sans GPS une nouvelle vie. Deux fois au cours de notre rencontre, elle a évoqué le cinquième anniversaire de la mort de son père, à qui, de toute évidence, elle était très attachée. Cela fait cinq ans que mon père est mort, mais je parle avec lui dans ma tête. Je me sers de sa philosophie et de ses maximes pour orienter mes choix. Pour moi, le passé vient compléter le présent. Il y a des retours qui se font naturellement. C’est davantage des images que l’envie, par exemple, de retourner sur un bateau. Des images de la mer, de son côté maternel, chaud, sensuel, apaisant, mais aussi, quelquefois, effrayant. »Une déferlante l’a rejetée sur les côtes du Québec, où elle a été reçue citoyenne en 2006, où elle s’est ancrée, où elle a fondé une lendemains, toutefois, ne chantent pas forcément. Pour remettre un peu les choses en perspective, dit-elle, on vit maintenant dans une société de l’hypersécurité et de l’hyperinsécurité. Mais il faut garder en tête qu’on a fait des acquis, dont on jouit aujourd’hui dans plusieurs endroits sur cette planète. Il ne faut pas laisser polluer les libertés acquises. On doit se demander si on respecte les notions de solidarité, de collectivité et de légitimité démocratique. Je vois des lueurs d’espoir dans les mouvements comme Podemos en Espagne ou Syriza en Grèce. Bien sûr, je suis une femme de gauche, j’ai de l’espoir, mais il faut rester vigilant face à la propagande néolibérale qui essaie de nous noyer dans les chiffres. »Se noyer, même dans les chiffres inacceptable pour celle qui fut femme de marin !MUSIQUE DU MONDEBïaBiamusikSortie mardi prochainDATES MARQUANTES1979 La loi de l’amnistie au Brésil, qui a permis à ma famille de revenir après des années d’exil. »1998 Mon premier voyage au Québec, qui a fini par changer ma vie. »OCTOBRE 2002 Première élection de Lula à la présidence du Brésil. »2015 La sortie de mon album . Et le 8 avril, je ferai la première partie de Gilberto Gil. Rien que de pouvoir le côtoyer dans les coulisses et lui montrer que, moi, je chante aussi… C’est mon idole. Il y a lui, Caetano Veloso et Chico Buarque, le trio invincible. »
L’autre jour, chez LaZZa, il y avait plusieurs portraits en attente… en attente de titre, comme parfois chez lui. J’aime bien, parce que cela ouvre tant de possibles que l’esprit peut vagabonder selon la perception qu’il a de ses tableaux, selon l’émotion ressentie. L’un deux à peine entrevu, j’ai pensé “Tendresse”. Je le lui ai écrit Tendresse ». Et ne me demande pas pourquoi. J’aime énormément. Merci pour ces portraits, Lazza. Passe une douce journée. Bises. Un peu plus tard, mon amie Mahina passait par là… elle a, elle aussi, commenté le tableau Je verrais plutôt tristesse….je ne sais pourquoi… Alors que je revenais sur la page pour en prendre l’image, j’ai répondu à Mahina, sans hésiter une seconde Peut-être parce que les larmes sont là… 😉 Et puis, je suis partie, en emportant ce portrait, qui, comme tant d’autres, m’avait interpelée. Il m’arrive de me demander pourquoi je relie si souvent la tendresse à une certaine tristesse, du moins à la mélancolie… Et puis… je pense à autre chose, à des sourires plus récents, à des rencontres qui rassurent. Le monde est beau dans le regard des plus petits, des plus humbles, de ceux qui savent garder de chaque moment le meilleur. Le monde devrait être empli de sourires reconnaissants… parce que la vie est quelque chose de merveilleux et que nous l’avons tous reçue un jour, parce que nous l’avons souvent donnée à notre tour. J’ai aimé lire parmi les mots laissés dans les “présentations” cette réponse de Val’r La naïveté et la sincérité des enfants ». Je lui demandais ce qui la faisait sourire… Je trouve que nous devrions tous rester – au moins un peu – des enfants naïfs et sincères. Nous serions plus heureux. Je sais que certains pourraient hausser les épaules et me dire que notre monde n’est pas si merveilleux… qu’il y a, encore et encore, beaucoup à faire pour qu’il soit seulement “un peu” mieux qu’aujourd’hui. C’est vrai… mais je m’éloigne déjà de ce que je voulais vous raconter de ce tableau de Lazza… – Tu es incorrigible ! C’est vrai… plus je vieillis, plus je digresse… 😳 Revenons à ce tableau et à cette tendresse que je n’imagine pas vraiment sans larmes… Vous suivez ? Là où vit Emmanuelle, il y a plein d’enfants… en fait, plein d’adultes qui sont restés enfants, mais qui n’ont jamais demandé de l’être. Ils sont tous semblables et tous différents. Chacun avec son handicap, ses soucis, ses problèmes. Lorsqu’on entre là-bas pour la première fois, c’est terrible, savez-vous ? C’est comme si, tout à coup, on franchissait la porte interdite que Barbe-Bleue défendait jalousement, comme si l’on traversait un miroir pour se plonger dans une réalité que l’on voudrait ensuite n’avoir jamais connue, aussi… On n’en sort jamais indemne, c’est impossible. Quoi qu’on fasse ensuite, quoi qu’on mette en œuvre pour garder espoir, pour simplement continuer à faire “comme si”, comme si tout était normal, il y a ces images qu’on ne peut gommer, ces cris, ces sons émis qui n’ont parfois rien d’humain. Alors, bien sûr, on sait bien que ceux qui travaillent là-bas font tout leur possible pour que les simples “visiteurs” ne soient pas mal à l’aise, pour qu’ils voient combien leur enfant ou leur frère, leur parent, le “résident” y est heureux, combien la vie y est plus facile… meilleure pour tous et toutes. C’est vrai… Parce qu’autant il est facile de les garder près de soi quand ils sont petits, voire adolescents, autant il est de plus en plus difficile d’assumer le quotidien quand ils deviennent adultes, même en équipant son logis de toutes les aides existantes. Nous vieillissons comme eux, nos forces s’amenuisent alors qu’ils grandissent et deviennent de moins en moins “manipulables”… Oh ! que je déteste ce mot ! Mais je n’en vois pas d’autres qui correspondraient à ces gestes quotidiens que nous devons faire lorsque notre enfant, notre frère, notre parent, est incapable de s’en charger. Et pourtant… il y a des moments où nous regardons celui ou celle que nous avons dû “abandonner” ainsi à ceux qui sont plus aptes que nous, plus jeunes, plus forts, mieux “formés”… des moments où nous les voyons de nouveau comme au premier jour, si petits, si faibles, si beaux… aussi. Nous oublions les années passées, les pleurs, les cris, tout ce que la maladie ou l’âge a fait d’eux, nous oublions les déformations qui leur donnent un aspect tellement différent de ce que nous appelons la “normalité” qu’il est de plus en plus difficile de ne pas attirer des regards apitoyés ou de les voir se détourner. Nous oublions… et, à ce moment-là, il ne reste que la tendresse… et les larmes. …
je suis un vent ou une marque de tendresse